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    Qu’est-ce que la tentative de meurtre en droit pénal ?

    Sommaire

      La tentative de meurtre est punie comme l’infraction consommée, avec des conséquences pénales lourdes : jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle, voire la perpétuité en cas d’assassinat. Face à une telle qualification, l’assistance d’un avocat pénaliste spécialisé en droit pénal général dès la garde à vue conditionne la suite de la procédure. En tant que pénalistes spécialisés en droit pénal général, nous vous accompagnons à chaque étape. Pour une défense immédiate, contactez Maître Goudard dès les premières heures de la procédure.

      L’article en bref

      • La tentative de meurtre est définie par l’article 121-5 du Code pénal : commencement d’exécution suspendu ou manqué pour des raisons indépendantes de la volonté de l’auteur.
      • Peine maximale : 30 ans de réclusion criminelle ; réclusion à perpétuité en cas d’assassinat (préméditation).
      • Aucune peine minimale légale : le juge individualise la sanction selon les circonstances et la personnalité de l’auteur.
      • La tentative de meurtre est jugée en cour d’assises ; l’assistance d’un avocat est obligatoire.
      • L’intervention de l’avocat dès la garde à vue est déterminante pour la suite de la procédure.

      Tentative de meurtre : quelle définition dans le Code pénal ?

      L’article 121-5 du Code pénal définit la tentative comme l’infraction constituée dès lors que, manifestée par un commencement d’exécution, elle n’a été suspendue ou n’a manqué son effet qu’en raison de circonstances indépendantes de la volonté de son auteur. La tentative de meurtre repose sur trois conditions cumulatives : un commencement d’exécution (acte matériel allant au-delà de la simple préparation), une intention de donner la mort (le dol spécial) et une interruption ou un échec indépendant de la volonté de l’auteur.

      Le principe d’équivalence des peines (article 121-4) dispose que l’auteur d’une tentative de crime encourt les mêmes peines que l’auteur du crime consommé. La distinction entre tentative de meurtre et violences volontaires se joue sur un élément central : l’intention de tuer. Si la défense parvient à démontrer que cette intention n’est pas établie, une requalification en violences volontaires devient possible. Nous intervenons pour contester la qualification dès la phase d’enquête.

      Quelle peine pour tentative de meurtre ?

      La peine pour tentative de meurtre simple est de 30 ans de réclusion criminelle (articles 221-1 et 121-5 du Code pénal), jugée en cour d’assises. La peine maximale est donc identique à celle du meurtre consommé, conformément au principe d’équivalence.

      Il n’existe pas de peine minimale légale. Le juge individualise la sanction en fonction des circonstances de l’infraction, de la personnalité de l’auteur et de sa situation matérielle, familiale et sociale (article 132-1 du Code pénal). Cette absence de plancher de peine n’implique pas des condamnations légères : les peines prononcées en cour d’assises restent sévères.

      Pour les peines supérieures à 10 ans, la période de sûreté est fixée à la moitié de la peine prononcée. Des peines complémentaires peuvent s’ajouter : interdiction de séjour, suivi socio-judiciaire, inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. Le délai de prescription est de 20 ans pour ce crime.

      QualificationPeine maximaleJuridiction compétentePériode de sûreté
      Tentative de meurtre simple30 ans de réclusionCour d’assisesMoitié de la peine (si > 10 ans)
      Tentative d’assassinat (avec préméditation)Réclusion à perpétuitéCour d’assisesJusqu’à 30 ans
      Violences volontaires avec infirmité permanente15 ans de réclusionCour d’assisesMoitié de la peine

      Tentative de meurtre avec préméditation et circonstances aggravantes : quels impacts ?

      La tentative de meurtre avec préméditation transforme la qualification : le meurtre commis avec préméditation ou guet-apens constitue un assassinat (article 221-3 du Code pénal), passible de la réclusion criminelle à perpétuité. La tentative avec préméditation expose donc à la sanction la plus lourde du droit pénal français.

      Au-delà de la préméditation, d’autres circonstances aggravantes augmentent la peine sans modifier la qualification :

      • Faits commis sur un mineur de 15 ans.
      • Faits commis sur le conjoint, partenaire de PACS ou concubin.
      • Faits commis sur une personne vulnérable en raison de son âge, d’une maladie ou d’un handicap.
      • Faits commis sur un dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions.
      • Faits commis en réunion ou avec usage d’une arme.

      Contester la préméditation est un axe défensif déterminant. L’absence de préparation matérielle, un acte commis dans l’impulsion ou l’absence de guet-apens caractérisé peuvent faire basculer la qualification d’assassinat vers un meurtre simple, divisant la peine maximale par deux. Dans certains dossiers, les faits peuvent aussi relever de la qualification de torture et actes de barbarie, qui obéit à une logique pénale distincte.

      Procédure pénale : comment se défendre face à une accusation de tentative de meurtre ?

      La procédure pénale d’une tentative de meurtre suit un parcours en plusieurs étapes, de la garde à vue jusqu’au procès en cour d’assises. À chaque stade, l’avocat joue un rôle précis.

      ÉtapeCaractéristiquesRôle de l’avocat
      Garde à vue24h, prolongeable jusqu’à 48hPrésence dès la 1re heure, conseil sur les déclarations, droit au silence
      Défèrement et mise en examenDécision du parquet à l’issue de la garde à vueObservations sur la qualification, demande de mise en liberté
      InstructionPlusieurs mois à annéesAccès au dossier, demandes d’actes, contre-expertises
      Renvoi en cour d’assisesOrdonnance de mise en accusationRequalification possible si l’intention homicide n’est pas établie
      ProcèsCour d’assisesPlaidoirie sur la culpabilité et la peine

      Dès la garde à vue, le droit d’être assisté par un avocat est garanti (article 62-2 du Code de procédure pénale). Les déclarations recueillies pendant cette phase pèsent sur toute la suite de la procédure. Ne rien déclarer sans conseil reste la règle.

      À l’issue de la garde à vue, le parquet décide de classer l’affaire ou de déférer l’auteur présumé. Pour une qualification criminelle, le défèrement conduit devant le juge d’instruction, qui procède à la mise en examen. La phase d’instruction dure plusieurs mois, voire des années : expertises médicales, balistiques, psychologiques. Nous déposons des demandes d’actes, accédons au dossier et demandons des contre-expertises.

      Une requalification en délit (coups et blessures graves) reste possible si l’intention homicide n’est pas établie. Le renvoi devant la Cour d’assises compétente pour juger les crimes intervient par ordonnance de mise en accusation. Pour les victimes, l’accompagnement passe par la constitution de partie civile et la demande d’indemnisation du préjudice moral.

      Maître Goudard : votre défense pour tentative de meurtre à Paris

      Nous intervenons comme avocat pénaliste à Paris pour les affaires de tentative de meurtre, devant l’ensemble des juridictions pénales. Maître Jérôme Goudard, inscrit au Barreau de Paris depuis 2010, a plaidé plus de 1 000 procès devant plus de 100 juridictions en France.

      Nous intervenons dès la garde à vue : présence dès la première audition, conseil stratégique sur les déclarations, accès aux pièces du dossier. Pour les auteurs présumés, nous contestons la qualification, demandons des requalifications et plaidons en cour d’assises. Pour les victimes, nous les accompagnons dans la constitution de partie civile et la demande d’indemnisation du préjudice.

      Le cabinet garantit une disponibilité 24h/24 et 7j/7 pour les urgences pénales. Une arrestation ne prévient pas : une ligne d’urgence est accessible à toute heure. Contacter Maître Goudard dès les premières heures de la procédure permet de construire une stratégie solide.

      Sources/Liens utiles

      FAQ

      La tentative de meurtre est-elle punie comme le meurtre consommé ?

      Oui. Selon l'article 121-4 du Code pénal, l'auteur d'une tentative de crime encourt les mêmes peines que l'auteur du crime consommé. La tentative de meurtre simple est donc passible de 30 ans de réclusion criminelle, comme le meurtre.

      Existe-t-il une peine minimale pour la tentative de meurtre ?

      Non, il n'existe pas de peine minimale légale pour la tentative de meurtre simple. Le juge individualise la sanction selon les circonstances de l'infraction et la personnalité de l'auteur (article 132-1 C. pén.). Les peines prononcées en cour d'assises sont néanmoins lourdes.

      Quelle est la peine pour tentative de meurtre avec préméditation ?

      La préméditation transforme la qualification en tentative d'assassinat (article 221-3 C. pén.), passible de la réclusion criminelle à perpétuité. La période de sûreté peut être fixée jusqu'à 30 ans.

      L'assistance d'un avocat est-elle obligatoire en cas de tentative de meurtre ?

      Oui, devant la cour d'assises, l'assistance d'un avocat est obligatoire. Dès la garde à vue, le droit d'être assisté par un avocat est garanti (article 62-2 CPP). L'intervention précoce de l'avocat est déterminante pour la suite de la procédure.

      Quel est le tribunal compétent pour juger une tentative de meurtre ?

      La tentative de meurtre relève de la cour d'assises, juridiction criminelle composée de magistrats professionnels et de jurés populaires. Le délai de prescription est de 20 ans pour ce crime.

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